Olivier FRANCHETEAU

Actualité

Le CV vidéo d’Olivier Francheteau

Le CV vidéo se veut la grosse tendance en matière de recrutement et de recherche d’emploi. Etant à la recherche d’un emploi dans le secteur culturel et toujours à l’affût des nouveautés, j’ai donc réalisé moi-même ce CV vidéo. Cette réalisation a exigé un  travail passionnant pour l’écriture du scénario, la mise en scène, le choix des musiques et des costumes et enfin l’interprétation. C’est en voyant “Etreintes brisées”, le dernier film de Pedro Almodovar, que j’ai eu l’idée de composer ces tableaux aux couleurs bien distinctes pour différencier chaque partie de la vidéo. Il fallait que les couleurs des plaquettes, des vêtements et du décor s’épousent de manière harmonieuse et qu’elles soient emblématiques de ma personnalité. Le plus fastidieux a certainement été l’interprétation vocale qui me satisfait peu ou prou. La voix sonne trop sèche, trop froide mais à ma décharge il est très difficile de mettre de l’âme sur si peu de mots sur une durée très courte (environ 10 secondes pour chaque partie). J’espère malgré tout que vous apprécierez ce CV vidéo et qu’il suscitera des rencontres professionnelles à travers sa diffusion sur de nombreux sites communautaires, comme Dailymotion, YouTube & Facebook où un groupe a même été créé (Olivier Francheteau cherche du travail) en guise de soutien à mes recherches.

Un site web 2.0 pour la mairie du 4e

Programmé depuis longue date, la nouvelle version du site de la mairie du 4e arrondissement de Paris voit enfin le jour. Après moult difficultés, le site s’inscrit dans l’ère du temps avec une version Web 2.0 qui offre l’avantage d’être interactive et communautaire. Il est désormais possible de réagir au contenu et de partager toute information sur les nombreux réseaux sociaux qui envahissent la toile, à l’instar de Facebook et MySpace pour ne citer qu’eux. Cette révolution électronique ne s’applique pas qu’au 4e mais à tous les arrondissements de Paris. Chaque arrondissement ayant ses propres bannières illustrant son territoire et ses propres couleurs (aubergine pour le 4e). Espérons que ce changement radical et plutôt bienvenu inspire les collectivités locales dont les sites rebutent souvent tant au niveau du fond que de la forme (en guise d’exemple le site de St Hilaire de Loulay, ville de mon enfance, où l’esthétique fait cruellement défaut…). Je vous invite donc à découvrir cette nouvelle version du site de la mairie du 4e et de juger par vous même.

La vie commence au théâtre, M. Girard !

3 euros. C’est la modique somme qu’il faut débourser pour voir un spectacle du festival Ô4vents organisé par la mairie du 4e. Effort louable quand on regarde de plus près les tarifs des structures jeune public sur la capitale. Difficile de trouver une place à moins de 6,50 euros, tarif préférentiel du Théâtre Dunois pour les habitants du 13e arrondissement contre 16 euros pour le tout public. La sortie familiale coûte alors cher. Très cher. Pas étonnant que le public majoritaire des théâtres soit plutôt blanc et CSP+…

Pour démocratiser la culture et donc favoriser son accès, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la culture, confie une étrange idée au magazine La Scène (n°51) : diffuser sur Internet des spectacles pour ceux qui ne peuvent pas se payer un billet dans une salle et qui pourront ainsi accéder à cette offre culturelle ! Ce projet de salle immatérielle semble ne rien comprendre à l’enfance ni aux enjeux du spectacle vivant. C’est mal connaître les enfants que de les imaginer surfer sur le web pour chercher un spectacle ! Ou alors ils ont bien changé… Voir un spectacle sous-entend non seulement de vivre une expérience collective et de partager des émotions avec le public et les comédiens mais aussi de se soumettre à un rythme peu courant, souvent plus lent ; exercice parfois difficile pour les enfants habitués aujourd’hui à changer d’images toutes les 2 secondes devant le poste de télévision (ce qui pose de sérieux problèmes de concentration). Il s’agit également d’assimiler les codes du spectacle vivant afin, entre autre, de bien se comporter pendant le spectacle (ne pas parler, ne pas se lever, etc.). Je vous passe volontiers les digressions sur l’imaginaire, indispensable pour la construction identitaire de l’enfant et la nécessité de défendre les créations jeune public pour s’opposer aux productions formatées si nombreuses sur les écrans cathodiques. 

Pour revenir au coeur du sujet, la démocratisation culturelle ne se limite pas à une politique tarifaire, elle ne peut être possible que si une véritable synergie (comprenez définir des orientations d’une politique culturelle) oeuvre sur un territoire à défendre le spectacle jeune public. Par le passé, Malraux a démontré que la diffusion culturelle et le nombre d’équipements ad hoc ne suffisent pas à attirer le public, surtout s’il est issu des classes défavorisées. Il faut donc développer des partenariats, des médiations entre les structures culturelles et les populations, terme que je préfère au public qui ne tient pas compte du non-public, celui que l’on cherche à cibler et qui ne vient pas naturellement au spectacle. Rien n’est possible sans le concours de l’éducation nationale, des associations, des éducateurs et des animateurs des centres sociaux et culturels. Tous doivent être intimement convaincus des bienfaits de la culture et que plus on fera de culture, moins on fera de social. Voir un spectacle, fort et beau, peut effectivement aider à relever la tête…  

Pour promouvoir un spectacle, il faut savoir communiquer. Aussi apparaît-il capital de reconsidérer les supports de communication : les plaquettes et les sites Internet dédiés ne concernent que les abonnés et les habitués, mais quid une fois de plus du non-public ? Comment lui donner envie d’aller au spectacle, comment susciter ce désir ? Ces questions essentielles constituent le coeur de mes préoccupations professionnelles.

De toute évidence Christophe Girard a une idée bien saugrenue et, il faut le dire franchement, à côté de la plaque. Bien entendu il faut utiliser Internet, les réseaux sociaux et toutes les NTIC pour promouvoir la culture mais il est nullement question d’y importer le spectacle vivant qui deviendrait alors virtuel et y perdrait toute son âme. Cette vision casanière et individualiste de la pratique du spectacle vivant me laisse en tout cas perplexe mais je suis sûr que l’intelligence de Christophe Girard corrigera cet égarement et qu’il se rendra vite compte, pour citer Jean-Paul Alègre, que “la vie commence au théâtre.”

Fuck you homophobia !

Afin de dénoncer les commentaires haineux et homophobes, un jeune gay américain a lancé un appel participatif sur You Tube pour une vidéo dont la finalité se résume à lancer un “fuck you” à l’homophobie. Le propos mis en musique par la chanteuse Lily Allen avec la chanson “Fuck you very much” cherche à faire la nique aux homophobes par des paroles assez explicites. 

Une initiative qui ravit par son ton joyeux et malicieux à quelques jours de la  journée internationale contre l’homophobie

17 mai

Malheureusement le contexte est plutôt triste  quand on sait qu’en 2009 on observe 2 fois plus de suicides chez les adolescents qui peinent à assumer leur identité sexuelle face à l’homophobie. Sans oublier que les faits divers dénonçant des agressions homophobes n’aident pas ce long travail d’acceptation de leur différence, d’autant plus que ces agressions physiques et verbales se multiplient : 

1. A Paris, dans le Marais : Alexis est marié, père de deux enfants, scénariste, il habite la rue Amelot (entre République et Bastille) ; l’autre soir il est allé boire un verre avec son frère (hétéro lui aussi) au Panic Room, un bar de la rue. Trois garçons qui présentent bien, âgés de 25 à 30 ans et venant a priori de province pour “s’éclater à Paris” les ont insultés verbalement puis leur ont cassé la gueule parce qu’ils avaient “l’air d’être des pédés”. Alexis se retrouve avec une interruption de travail de 10 jours et plus si on doit l’opérer du nez. Tout cela s’est passé sur le trottoir devant le Panic Room et personne n’est venu les aider…

alexis

2. Dimanche 26 avril, lors du match Lille -Olympique de Marseille, Laurent Spinosi, entraîneur des gardiens de l’OM, traite Laurent Duhamel, arbitre de la rencontre, de “pédé” et d’”enculé”. Après le texto homophobe de Laurent Nicollin et la banderole des supporters lyonnais à l’encontre de Pape Diouf, cela commence à faire beaucoup, voire beaucoup trop. SOS homophobie a contacté l’Olympique de Marseille et la Ligue de Football Professionnel (LFP) pour leur demander expressément de prendre des mesures disciplinaires à l’encontre de M. Spinosi. SOS homophobie rappelle, par ailleurs, à Pape Diouf de tenir les engagements qu’il a pris lors d’un colloque national sur le racisme dans le football le 9 février dernier, à savoir signer la charte contre l’homophobie et participer à la Journée nationale d’action contre l’homophobie dans le football le 17 mai prochain. Il est demandé également à la LFP de prendre enfin de réelles sanctions dissuasives afin que ce genre de propos intolérables ne se produisent plus. La LFP, en signant la Charte contre l’homophobie le 8 juin 2008, s’était engagée à dénoncer et sanctionner ce type de propos. L’homophobie, comme n’importe quelle autre discrimination, doit être vivement combattue et sanctionnée, comme l’exige d’ailleurs la loi.

3. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le 4e est lui aussi concerné par les insultes homophobes. Preuve en est avec la terrasse du Grizzli café (7 rue st Martin) qui a été taggué “sale pd juif” et enfin une squatteuse du 8 rue st Bon qui a récemment insulté un habitant de l’immeuble de “sodomite”… Charmant, n’est-ce pas ?

Et je pourrais continuer cette affreuse litanie à l’infini… La journée internationale contre l’homophobie n’est donc pas une journée sans importance. Elle répond à une exigence d’égalité (des droits) mais aussi de fraternité, pour ne reprendre que nos chères valeurs républicaines.

Egalité !

Après les logements sociaux de la rue de Turenne, la municipalité continue sa politique de mixité sociale dans le 4e avec des HLM implantées sur l’ïle st Louis (voir le reportage de France 3 sur cette nouvelle initiative municipale, commentée par Dominique Bertinotti). Il est aberrant que de tels quartiers privilégiés n’aient pas encore de logements sociaux. L’erreur est enfin réparée au principe de l’égalité.  Il était temps…

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